Retour sur le revenu universel d’activité

Par le 20 septembre 2018

Jeudi 13 septembre, Emmanuel Macron a présenté son plan pauvreté au musée de l’Homme à Paris. Il a notamment évoqué les axes principaux de sa politique, tels que la création d’un « service public d’insertion », l’action pour la petite enfance et aussi l’élaboration d’un « revenu universel d’activité » d’ici 2020.

Un revenu universel d’activité, mais c’est quoi ?

Ce dispositif avait déjà été évoqué lors des élections présidentielles de 2017 par Benoît Hamon, candidat du Parti Socialiste et d’Europe Ecologie Les Verts, au début de sa campagne. Cependant, celui-ci avait parlé d’un revenu universel qui permettrait à tous les citoyens d’avoir un revenu de base.
Or, dans son plan, le Président français souhaite créer ce revenu universel d’activité pour les citoyens qui « passent en dessous d’un certain seuil » de ressources.

Dans ce revenu, E. Macron ambitionne de « fusionner le plus grand nombre possible de prestations » sociales. Il n’a cependant pas précisé celles qui en feront partie, mentionnant seulement que ces dernières allaient du « RSA aux APL ». Le montant n’a pas non plus était précisé, mais, selon le Président, celui-ci permettrait « de vivre décemment ».

Par ailleurs, l’enjeu de ce dispositif est aussi d’éviter le non-recours à certaines prestations puisque l’unification permettrait de simplifier les critères d’accès en les regroupant. En effet, une prestation unique facilite l’accès à l’information.

Des aides conditionnées au retour à l’emploi

Le Président a cependant spécifié qu’avec ce revenu viennent des « droits et des devoirs supplémentaires ». C’est-à-dire que les bénéficiaires auront le droit d’être aidés et accompagnés mais devront, néanmoins, retrouver une activité.
Et pour cause, afin de percevoir ce revenu, les citoyens devront remplir un certain nombre de critères et de conditions. Il sera obligatoire, par exemple, de s’inscrire dans un programme d’insertion sociale et, comme pour le RSA auparavant, les allocataires ne pourront refuser la deuxième proposition raisonnable d’emploi ou d’activité.

Cette mesure s’inscrit dans le plan pauvreté qui a pour but, comme l’a annoncé Emmanuel Macron, de permettre aux allocataires, non pas de vivre mieux, mais de « sortir de la pauvreté ».

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