Retour sur le retrait des troupes américaines en Syrie

Par le 29 décembre 2018

Mercredi 18 décembre, Donald Trump a annoncé le retrait des troupes américaines en Syrie. Une décision qui pourrait avoir des répercussions en Syrie et dans le monde.

Une annonce choc au sein de son propre gouvernement

Donald Trump a déclaré dans un tweet, que les 2000 soldats qui étaient stationnés jusqu’à présent en Syrie, vont être rapatriés, puisque le Président américain estime que l’État islamique (EI) a été vaincu en Syrie.


Mais cette annonce n’a pas fait l’unanimité au sein de son administration. En effet, dès le lendemain de son annonce, James Mattis, le secrétaire à la Défense, a démissionné. Il a été rejoint vendredi par Brett McGurk, l’émissaire des États-Unis pour la coalition internationale anti-djihadiste, celle-ci ayant été créée en 2014.

Ces derniers regrettent la décision de leur chef d’État puisqu’ils affirment, tout comme un grand nombre d’experts, que l’État islamique n’est pas totalement éliminé et qu’il pourrait encore se renforcer suite à ce retrait américain.

La possibilité d’une offensive turque contre les Kurdes

Cette décision du Président américain pourrait aussi permettre à la Turquie de lancer une offensive contre les Kurdes au nord de la Syrie.
Les combattants Kurdes (YPG), membres de la coalition internationale anti-djihadiste, combattaient dans cette région aux côtés de l’armée américaine. Le retrait de cette dernière faciliterait alors une offensive de l’armée de Recep Tayyip Erdogan, Président turc. Ainsi, le YPG devra se défendre face aux Turques et donc priver la coalition internationale d’une aide précieuse.

Des pays européens aussi concernés

Avec ce retrait, les pays européens, dont la France, ne seront plus en mesure de lutter contre l’État islamique comme avant. Et pour cause, la coalition internationale anti-djihadiste était principalement composée de l’armée américaine.
Leurs objectifs seront donc de tenter de compenser l’absence américaine mais aussi de garantir la sécurité des combattants Kurdes désormais menacés.

Une décision favorable pour la Russie et l’Iran

Par ailleurs, si les États-Unis se retirent, la Russie et l’Iran, alliés de la Syrie, pourraient faire leur grand retour au Proche-Orient.
L’Iran, en accord avec la Turquie, aurait alors la possibilité de menacer les Kurdes afin de mettre un terme à la création de leur propre pays.

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