Lula, finalement emprisonné

Par le 18 avril 2018

Alors que Luiz Inácio Lula da Silva, ancien Président du Brésil a accepté son incarcération, il clame toujours son innocence, et affirme que son procès est un « crime politique ».

Qui est-ce ?

Né en 1945 dans une famille pauvre, Lula a commencé sa carrière en tant que métallurgiste dans une entreprise au Brésil. Dès 1968, il intègre un syndicat et en devient le président en 1975. Son début en politique commence en 1980 lorsqu’il fonde le Parti des Travailleurs (PT), suite aux mouvements de grève de l’année précédente. D’abord député à partir de 1986, il se présente sous le nom du PT aux élections présidentielles de 1989, 1994 et 1998, il les perd toutes. Cependant, en 2002 il devient le premier président de gauche brésilien. Puis gagne aussi les élections de 2006. A la fin de son deuxième mandat, il doit quitter le pouvoir. En effet, la Constitution interdit de briguer un troisième mandat. Il lègue alors le pouvoir à Dilma Rousseff, qu’il soutient.

Pourquoi est-il incarcéré ?

En 2005, Lula est impliqué dans sa première affaire : “Mensalao”. Son parti est accusé d’avoir donné des pots de vins à certains parlementaires afin de gagner les élections de 2002.

Mais c’est en 2014 que commence le célèbre scandale de “Petrobras”, dans lequel l’ancien président et d’autres politiques sont accusés d’être les principaux responsables. Ces derniers sont impliqués dans un scandale de corruption et de blanchiment d’argent. De nombreuses entreprises de BTP ont, en fait, versé d’importantes sommes aux politiques afin de financer leurs campagnes. Ces sommes étaient basées sur le principe de détournement d’argent. En échange de ce financement, les politiques devaient s’impliquer dans des marchés publics surfacturés.

 

Ainsi, en 2017, Lula est condamné à neuf ans et demi de prison. Cependant, il fait de nombreux recours et aggrave sa peine à 12 ans et 1 mois de prison lorsqu’il fait appel en janvier 2018. Au même moment, le Parti des Travailleurs le désigne comme candidat à la présidentielle d’octobre 2018, où il reste le grand favori avec près de 35% des intentions de vote. Le 7 avril dernier, il est cependant emprisonné par la police fédérale de Curitiba et reste à l’écart des autres prisonniers.

 

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