Que pensez-vous de l’ubérisation de la société ?

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Audran D. Admin-M ✅ a commenté une réponse le

Le terme « d’ubérisation » est encore assez récent mais il soulève déjà beaucoup de questions. Le principe est quant à lui très simple. Lors de l’utilisation d’un service, le professionnel et le client vont être mis directement en contact, à l’aide des nouvelles technologies (applications et sites Internet).
L’exemple le plus connu reste Uber, d’où est tiré le mot, qui propose de trouver un taxi en passant par son appareil mobile. Un scandale avait d’ailleurs éclaté en septembre dernier avec UberPop, qui permettait à un particulier de devenir chauffeur.

Le problème est économique. En effet, les hôtels rivalisent désormais avec les utilisateurs d’AirBnb (pour ne citer qu’eux) et ainsi, certains risquent de mettre la clé sous la porte. Mais d’un autre côté, cela pousse les services « traditionnels » à se renouveler et à se battre pour conserver leur clientèle.

J’ai trouvé une vidéo qui permet de résumer le sujet mieux que moi, donc je vous invite à la regarder si vous en avez besoin.

Maintenant, j’aimerais savoir votre avis sur la question, par rapport à l’affaire UberPop mais aussi sur l’ubérisation de la société en général.

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HugoStephan ABB a commenté une réponse le

Hello, l’uberisation de la société est un phénomène sur lequel on ne peut pas lutter. L’enjeux de cette problématique concerne la capacité de l’État à légiférer de façon souple et rapide pour accompagner les mutations que cela engendre et assurer une protection sociale adéquate des personnes qui se lance dans ce type de plate-forme. #revenudebase

Remettre en cause l’ubérisation est inutile car inévitable, par contre remettre en cause des dynamique de rentabilité et de baisse des prix et des pratiques managériales douteuses oui.

Que des marchés entiers soient « disruptés », c’est normal, c’est la marche de l’histoire. Le tout c’est de le faire dans le respect d’une éthique et d’un management humain et écologique.

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Manolo Audran D. ✅ a commenté une réponse le

Bonjour à tous, je propose pour ce débat quelque chose d’original: proposez des amendements de lois permettant de contrôler l’ubérisation de certains secteurs !

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Staghnor Staghnor a répondu le

L’ubérisation est l’étape supérieure de la domination du mode de production capitaliste sur nos vies. L’utilisation des moyens modernes de communication permet de cette manière d’accélérer et d’intensifier le rapport commercial entre les individus. De plus en plus, les moyens modernes de communications vont permettre de mettre en relation directement l’offre et la demande. La législation va se trouver totalement débordée par le caractère totalement incontrôlable des moyens de communications de notre époque, à moins de fliquer directement chaque individu. Ce qui est sûr, c’est que nous sommes à une étape avancée de ce gigantesque enfer commercial, dans tous les cas, on ne peut pas vouloir « les bons côtés », et les « mauvais côtés », et penser, qu’on peut retirer « les mauvais côtés » afin de ne garder que les « bons côtés », c’est ne pas comprendre que ce système économique est une totalité, et n’est pas à fragmenter selon notre volonté subjective.

 

La question du législatif a été réglée depuis très longtemps par les travaux (qu’on aime ou qu’on n’aime pas ^^) par Karl Marx et Friedrich Engels, qui ont bien démontré que chaque fois que s’ouvre un secteur dans le domaine juridique, du droit et de la loi, on ne fait que formaliser dans les idées des rapports économiques déjà présents au préalable. Un exemple tout bête : l’héritage et la transmission par testament présuppose la propriété privée et l’accumulation de richesses qu’on veut transmettre. Lorsque le système économique ressent une entrave et une barrière, il dépasse cette barrière en posant le même problème à une échelle plus grande. Chaque fois qu’une tentative de bloquer le capital s’est posée dans le domaine politique, ou dans le domaine du droit, celui-ci s’est dégagé par d’autres solutions mais qui reposent les mêmes problèmes par les contradictions même du mode de production capitaliste. On n’empêche pas par exemple une banque de faire des dégâts sur l’économie réelle simplement en formalisant dans un texte que la banque est méchante et pas belle ! ^^

 

Quant au respect de la nature et de l’humain, on peut rire jaune quand on voit les dégâts que le mode de production capitaliste fait sur notre planète. Nous sommes quand même la seule espèce sur Terre qui doit payer pour avoir le droit de vivre dessus. Ce que je veux dire, c’est que concilier à la fois le mode de production capitaliste ainsi que l’écologie, c’est-à-dire vider un paquebot en plein naufrage avec une cuillère à café, n’a aucun intérêt et est complètement ridicule. Je renvoie à la lecture de « La Planète Malade » de Guy Debord, qui démontre que notre planète ne peut que continuer à se dégrader si nous ne transformons pas les rapports économiques en premier lieu et en se dégageant du mode de production actuel reposant sur le profit, la rentabilité, et la surproduction massive.

 

Ce qui est important à mon avis à comprendre, c’est que plus on cherchera à empêcher ou à ralentir ce qui arrive, plus les dégâts seront importants, c’est reculer pour mieux sauter. Il faut penser l’après, ce qui va découler de la fin du mode de production capitaliste. Parce que nous y passerons TOUS si on n’en sort pas. Chaque jour ce monde de fou démontre de plus en plus que l’humanité va se diviser entre les supers riches, et les supers pauvres, comme dans la série Trepalium. C’est ce qui nous attend à long terme si on n’en sort pas. Réfléchissons à après tout cela. 🙂

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