Jusqu’où peut on aller pour protéger l’environnement ?

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Mrconfiture Staghnor a répondu le

Bonjour à tous !

En préparant ma vidéo sur Paul Watson, je me suis posé la question suivante? Que pouvons nous faire , que devons nous faire pour protéger l’environnement et limiter notre empreinte écologique ?

La violence utilisée par certaines sociétés et par certains états pour s’accaparer les ressources et les espaces naturels peut elle justifier s’utilise des méthodes radicales et directes pour les contrer ?

Je vous laisse en discuter !

Lien vers le portrait de Paul Watson : https://youtu.be/epGmGWpnIYE

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Audran D. Audran D. ✅ a répondu le

Voilà plusieurs mois que je cherche la réponse à cette question !

En effet, j’ai pu remarquer que le sujet était de plus en plus abordé dans notre société, et que certaines personnes qui polluaient notre planète 2 ans plus tôt sont devenus des eco-citoyens qui souhaitent changer les choses. Il y a une vraie prise de conscience au niveau international et je me réjouis de cela. Les gens se rendent désormais compte qu’il s’agit d’un réel enjeux !

Certes, ils restent encore des esprits peu lucides et qui cherchent à fuir ce grand problème (on peut citer Donald Trump, nos chers journalistes de chez Fox News et bien d’autres).

Pour revenir au sujet de départ, à part un profond changement de notre manière de consommer, je ne vois pas une solution miracle à ce calvaire. Par exemple, il faudrait arrêter la production en masse, et commencer à manufacturer des produits en fonction de la demande, donc au cas par cas (via une commande en ligne). J’avoue que j’adore aller au supermarché et acheter mon nouveau micro/clavier dans la seconde, mais il va falloir faire des choix, car ma méthode augmenterait le temps de livraison !

Ensuite pour dépolluer les océans, cela semble aussi très compliqué, mais des solutions commencent à faire surface comme « Ocean Cleanup » mais je vous laisse vous renseigner 🙂

Ils existent donc des moyens mais ils risquent d’être très extrémistes durant les premières années, pour que les Hommes puissent changer radicalement de style de vie, vers un rythme plus écologique ! Ensuite, quand la situation sera plus calme, on sera habitué à cette manière de vivre, donc elle nous ressemblera naturelle !

Après, je me demande comment ces solutions vont être mise en place, car l’Etat ne semble pas vouloir faire grand chose et s’il faut employer des moyens drastiques, comment le peuple va t-il les accepter? Mais aussi pensez-vous que cela peut engendrer une guerre de l’écologie ? Pour en finir avec un coup d’Etat d’extrémistes écologiques ou de la population si rien n’est fait au moment critique, lorsqu’on atteindra les 2°C ?

J’aimerai votre avis sur ça !

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Georges-Pompidou Georges-Pompidou ✅ a commenté une réponse le

C’est un sujet assez complexe. Cela va me demander un peu de temps pour y répondre… 😉

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Mrconfiture Audran D. ✅ a commenté une réponse le

Du temps on en a pour en discuter et on est ici pour ça au final  !

 

Audran, j’aime bien ton idée de « guerre écologique ». Ce sera surtout selon moi, des conflits militaires ou économique pour le contrôle des ressources. Mais verra-t-on des Etats en attaquer d’autres pour les empêcher de polluer ?  Je ne crois pas.

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AkebonoLV AkebonoLV a répondu le

Ce problème dépend d’un autre problème, qui impacte bien plus que l’environnement : la place du profit dans notre société.

Dans sa quête de profit, une entreprise utilisera des moyens peu recommandables, aussi bien dans l’industrie en général que dans l’agriculture. Ainsi, pesticides pour favoriser le rendement des surfaces, surproduction pour ne pas louper la moindre occasion de vente, publicité et marketing favorisant la surconsommation pour créer une « nécessité » d’achat (exemple typique des smartphones), suremballage pour donner au consommateur la sensation d’un produit en bon état et bien protégé lors des étapes logistiques, etc.

Alors, Audran, tu parles du « Ocean Cleanup », qui est d’ailleurs une petite merveille à mes yeux. Mais il faut, comme tu le dis, un changement de comportement du consommateur. Alors comment ?

  • la manière législative : j’y crois peu puisque cela nécessiterait énormément de moyens de contrôle, difficilement finançables et dont l’efficacité restera plutôt critiquable. D’autant plus que le véritable impact serait au niveau mondial, et on sait la difficulté d’avoir un véritable accord fort, les États favorisant la croissance économique primaire.
  • les grandes entreprises : souvent celles qui polluent le plus, elles pourraient être amenées à changer leurs méthodes de production de manière superficielle pour améliorer leur image de marque et avoir plus de profit. Mais je les vois mal dépenser des millions et des millions pour revoir entièrement leur fonctionnement et leurs méthodes de production.
  • les initiatives locales et les PME-PMI : sur la consommation et la production, c’est probablement plutôt de la part de ces entreprises et organisations que les choses changeront. En étant plus ancrée localement, elles sont plus proches des dynamiques populaires et moins des grands profits.
  • utiliser le communication et le marketing contre la communication et le marketing : si la publicité crée un besoin, elle crée avant tout une tendance. Un exemple simple avec les publicités sur les produits laitiers (« sont nos amis pour la vie ») qui ont fait croître la consommation de lait et la popularité des produits. Alors, pourquoi pas, par le biais de subventions ou de campagne financées par l’État, promouvoir ce nouveau comportement à adopter, de la même manière qu’avec le recyclage des piles par exemple ?
  • l’Éducation : lors d’un précédent sujet sur l’éducation française, je précisais que, selon moi, l’école doit avant tout être le lieu de transmission de connaissances avant que de préparer à un métier. Mais elle est aussi l’endroit approprié pour préparer les élèves à leur future vie citoyenne, l’écologie et donc leur manière de consommer en faisant partie.

Sur le long terme, nous finirions bien par évoluer sur nos méthodes actuelles. Mais, encore une fois, privilégierons-nous le profit et l’argent dans l’immédiat à la préparation du bien-être futur ? C’est la question qui me semble être la question clé, tout n’est question que de volonté.

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Staghnor Staghnor a répondu le

Protéger l’environnement, c’est protéger le capital. Je m’explique : l’énorme problème de l’écologisme (et de tous les mouvements verts en général), c’est qu’ils voient très bien que l’environnement naturel, notre nature inorganique en tant qu’êtres humains, est totalement massacrée par de grandes entreprises qui sont très « méchantes » et qui ne cherchent que le profit et la rentabilité, par conséquent, les mouvements verts, et écologistes désirent que l’on protège l’environnement, MAIS tout en rafistolant ça et là des « dérives » du mode de production capitaliste.

Bien souvent, ils intimident les citoyens (les automobilistes par exemple) sans trop s’attaquer au mode de production capitaliste. Ils veulent protéger l’environnement et les grandes industries. En d’autres termes, ils veulent le capital sans ses excès.

La nature n’a pas besoin d’être protégée par nous. Elle se débrouille très bien, comme une grande fille. La nature est notre rapport à notre propre existence, mais il ne faut pas oublier aussi que la nature peut être agressive. Des animaux sauvages, en passant par certains insectes, la nature n’est pas une déesse toujours clémente. Nous avons besoin d’elle pour vivre, mais elle n’a pas besoin de nous pour être. Cela dit, nous ne devons plus penser la nature comme environnement de production, mais comme rapport humain. Nous sommes elle, elle est nous, dans un certain équilibre. Or, cet équilibre est totalement rompu aujourd’hui à cause précisément du mode de production capitaliste.

AkebonoLV, permet moi de revenir si tu le veux bien, sur les différentes possibilités de réformes que tu as énuméré :

1) La législation. Comme tu l’as dit toi-même, cette voie est totalement inefficace. Des mots sur un papier n’empêchent pas la dévastation. D’ailleurs, le retrait de Donald Trump des accords sur le climat de manière légale, montre bien la totale inefficacité de cette méthode.

2) Les initiatives locales. Le gros problème des initiatives locales, c’est qu’elles sont du capitalisme à petite échelle, ou naissant. Ces capitalismes locaux pourraient et pourront devenir les grands capitalismes du siècle prochain par exemple. Au XIXe siècle, les capitalismes locaux ont surgit de l’ancien ordre féodal, et aujourd’hui, par l’accumulation et la concentration du capital, nous avons devant nous de grand conglomérats industriels internationaux qui n’ont rien à faire de l’environnement, parce que leurs taux de profit descend dangereusement. Donc, les capitalismes locaux actuels, deviendront, avec le temps de grands capitaux et devront, avec les nouvelles techniques, moderniser leur production, et dévaster l’environnement à leur tour, comme le capitalisme du XIXe siècle accouchant de celui d’aujourd’hui.

3) et 4) Le marketing et la communication publicitaire, ainsi que l’éducation. D’une certaine façon, c’est une manière de terroriser les gens. Ce n’est pas en répétant du matin au soir et du soir au matin que l’environnement est en danger que l’on fait changer les choses pour autant. La preuve, les gens ne changent pas leurs habitudes, précisément parce que le mode de production ne change pas. Généralement les produits agricoles (bio) sont plus chers parce que le mode de production bio nécessite des techniques spécifiques et ne produisant pas à bon marché. Donc, par rapport au pouvoir d’achat, acheter à bon marché même si c’est pollueur c’est ce vers quoi les gens vont se tourner. L’écologie veut changer le mode de consommation, pas le mode de production, et c’est précisément là tout le problème, le nœud central. Si l’on veut consommer différemment, il faut produire différemment, et si l’on produit différemment, on consomme différemment. Mais maintenir l’exploitation du capital ne change rien à la condition de production et à la condition de la consommation. Qu’est ce que ça change de manger bio ou non puisqu’on exploite toujours quelqu’un d’autre au final qui va produire notre nourriture ? Un paysan qui produit bio ou pas, reste un exploité si on lui prend sa production en vue d’être consommée par quelqu’un d’autre. Quant à l’éducation, comme je l’ai dit, ce n’est pas en terrorisant le consommateur qu’on change la consommation, encore une fois tout dépend toujours du pouvoir d’achat, et des conditions de production. Ca ne s’apprend pas à mieux consommer, par contre, on déduit du mouvement réel du capital que si on ne change pas le mode de production, on ne risque pas de changer le mode de consommation. Et je ne parle même pas du boycott qui ne fonctionne qu’à échelle très minime ou de l’idée qui consiste à faire pression sur la production grâce au changement de consommation. Même la production bio est capitaliste, on exploite toujours quelqu’un pour lui prendre sa production et ensuite la mettre dans notre assiette avec cette bonne conscience morale en se disant qu’on a pris soin de l’environnement (Mais pas de celui qui a produit la nourriture pour nous…).

Un changement radical de mode de production, c’est à dire sortir du capitalisme, permettra seulement à ce moment là de pouvoir en finir avec la surexploitation des sols, les camps de concentration d’animaux dans les abattoirs, et autres horreurs que nous pouvons constater chaque jour. Ce n’est sûrement pas en effrayant l’automobiliste avec son gaz d’échappement, par rapport aux rejets permanents des grandes villes et des grandes industries et tout ceci sans toucher au capitalisme qu’on avancera d’un pouce.

Entre la nature et le mode de production capitaliste pollueur, il faut choisir.

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