Comment bien s’informer ?

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jerem Wesler a répondu le

On reproche souvent aux médias (que ce soit la presse numérique ou audiovisuelle) de dépendre de ses propriétaires. De fait, on dénonce que l’information puisse être conditionnée voire censurée (de manière plus ou moins diffuse: recrutement des journalistes, etc.). Alors face aux médias ‘mainstream’ (pour généraliser), comment s’informer de façon honnête (avoir une information pluraliste en fait) ?

 

Je pense toute suite à Médiapart, Le Monde diplo et Fakir mais avez vous d’autres propositions ?

 

[La question des médias et du façonnement de l’opinion publique, des sondages m’intéressent pas mal alors si vous avez des documentaires ou quoi que ce soit à me proposer n’hésitez pas.]

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Georges-Pompidou Georges-Pompidou a répondu le

La bonne info selon Georges-Pompidou.

D’après moi, bien s’informer signifie surtout trouver des informations « vraies » et non mensongères, ne touchant en aucun cas aux rumeurs qui vont à l’encontre des véritables informations… Le fait est qu’il faut d’abord trouver des sources fiables. C’est ce qui fait l’essentiel d’une info vraie. Mais c’est assez complexe à trouver. On ne peut pas savoir à l’avance quel journal peut avoir une source fiable (à part si on est abonné à ce journal depuis longtemps). Et puis, il faut des journaux sérieux par exemple : l’Obs, le Monde ou le Point. Je ne sais pas si « l’express » peut être fiable. Par contre, je trouve que « les dossiers de l’actualité » paraît pas mal. Je dis bien « paraît » parce que je ne l’ai lu qu’à moitié.

Après, les médias télévisés sont comme les journaux sauf que c’est à l’oral (nooon !! C’est vrai ?? lol). Là, c’est plus simple car il y a des journalistes qui se lancent dans des reportages pour interviewer des personnes et retranscrivent mot à mot (pour la plupart, je dis bien pour la plupart…). Selon moi, le 20h, le 13h des chaînes telles que France 2, 3 ou TF1 font parfaitement l’affaire. Il y a aussi BFMTV qui est un bon programme.

Ensuite, viennent les radios. C’est de l’oral aussi. Et là, c’est plus simple que le papier. Des radios locales sont très bien à écouter. Seulement, il y a des radios qui ne sont pas bien sérieuses et que je ne conseille pas vraiment. Je vous laisse deviner de quelles radios il s’agit  😉 . Je crois même qu’il existe des radios qui viennent de médias bien connus (par exemple BFM radio, je crois que ça existe. Si vous pourriez me le confirmer, ce serait sympathique). Bref, en radio, il est conseillé d’en écouter des locales et celles qui donnent une bonne information (il est bien gentil l’pompidou mais ça reste à trouver, ça ! lol)

Pour ce qui est des médias informatiques, là c’est la catastrophe totale… En effet, c’est de là d’où vient les rumeurs, essentiellement de là. En fait, c’est l’un des moyens d’information que je déconseille aussi et surtout. Ou alors, on peut s’informer sur Internet mais QUE sur des sites fiables, aussi rares sont-ils…Par exemple des sites de journaux ou des sites de médias télévisés. En fait, les médias informatiques, c’est fondé sur quoi ? C’est fondé sur ce que savent les gens (bouche-à-oreille, base de la « rumeur fatidique » comme le faux cancer de Johnny Hallyday), sur l’informatisation des médias numériques et télévisés. En résumé, les sites de journaux papier, c’est le « copié-collé » des journaux auxquels, ils appartiennent.

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Ninanina Ninanina a répondu le

Je pense, au risque de vous perdre encore plus dans vos recherches, que l’on ne peut pas « bien s’informer » en prévilégiant un médium plutôt qu’un autre. Dans le fait de « bien » s’informer je comprends que vous cherchez l’objectivité de l’informations, un traitement qui serait brut et dénué d’interprétation partiale. Mais selon moi, l’objectivité n’existe pas car nous sommes aussi bien à l’échelle des médias que des individus. Nous sommes ancrés dans un contexte précis et dans une société donnée qui nous influence qu’on le veuille ou non.

Il s’agit alors de multiplier ses sources et surtout de ne pas les prendre justement comme « sources fiables ». On peut alors lire Le Figaro en tenant compte de son orientation politique plus à droite que le journal Libération par exemple. Les journaux reconnaissant leur appartenance politique divulgent une informe qui n’est pas « bonne » mais qui n’est pas du tout à rejeter. Il suffit de comprendre leur position de départ (avec comme indice le nom de leur propriétaire qui n’est pas à négliger bien sûr).

Parlons des journaux reconnus comme neutres, je pense notamment au journal Le Monde, ce dernier ne peut être dénué d’interprétation des faits. Inscrit dans un contexte occidental, il en fera forcément la propagande.

En bref, mon conseil pour véritablement « bien s’informer » serait de multiplier les sources d’informations tout en étant averti de leur impartialité de fait (et l’impartialité n’est pas une mauvaise chose! mais ceci est un autre débat…).

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jerem Georges-Pompidou a commenté une réponse le

G. Pompidou: En fait je vois pas de quoi tu veux parler quand tu parles de « médias informatiques » (les réseaux sociaux [Facebook & Cie, YouTube], les blogs, la presse en ligne ?).

Ninanina, non tu ne nous perds pas; au contraire je trouve que tu touches le cœur du sujet. En formulant ma question sous la forme « Comment bien s’informer ? » je voulais être polémique, parce que justement qu’est-ce que bien s’informer ? Est-ce que cela implique juste de faire la distinction entre ce qui est avéré vrai, ce qui se passe (le fait prouvé, attesté) et ce qui relève du fantasme ou de la fiction (information type LeGorafi) ? Est-ce que ‘bien’ s’informer, c’est juste s’informer auprès des médias mainstreams ou alors aller voir aussi du côté des médias indépendants ? Est-ce que c’est faire des recherches théoriques et statistiques, aller voir de l’info à l’encontre de nos opinions politiques, faire preuve d’un esprit critique permanent pour ne pas subir une quelconque idéologie  ? Le ‘bien’ répond aussi à toutes ces indications normatives qu’on peut subir au cours d’une lecture (en en étant plus ou moins conscients) et qui sont pourtant toujours refoulées/niées: le journalisme ne traiterait que des faits purs (‘mais enfin ce sont les faits, on ne peut pas nier’; en matière de journalisme [je suis d’accord] qu’observer c’est interpréter).

A titre personnel, je trouve justement que le citoyen est en proie à la légitimité acquise par tel magazine ou tel autre. Par là, je veux dire qu’au-delà de l’information, on accrédite à ces journaux une certaine confiance qui nous établit dans une attitude assez passive, alors que le journaliste ne fait jamais qu’observer angéliquement des faits. Rien que par la formulation, il y a des implicites (ex: établir une liste de ‘similitudes’ entre le programme de Mélenchon et celui Le Pen sur L‘Emission Politique, c’est pas neutre; c’est déclencher des biais cognitifs de type: « Attention, attention, Le Pen spotted; c’est pas bien, j’écoute pas »).

Sur le fait d’accepter tout d’abord la partialité de la parole journaliste pour ensuite pouvoir ‘bien’ s’informer je suis d’accord. En revanche, sur le fait de multiplier les sources pour filtrer (en quelque sorte) l’idéologie et les différentes prises de position, je suis moins d’accord parce que – personnellement – mon répertoire de quotidiens se limite aux grands titres: Slate, Le Point, Les Echos, (qui sont soumis en partie aux logiques actionnariales, à une forme d’homogénéisation dans le recrutement …). Donc, comment trouver des sources qui se différencient vraiment ? Si tu en as à me proposer, je suis preneur … 🙂

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Wesler Wesler a répondu le

Ceci est une question assez vague de manière explicite.

L’information pure, du moins, celle qui parait dans les médias est subjective selon moi.

Souvent dans les médias ont donne le rôle du méchant, ou du gentil à telle ou telle personne selon son acte (qui n’est pas souvent celui qu’on pense, d’ailleurs).

Afin de s’informer de façon intelligente, il est important, selon moi, d’analyser une situation à l’aide d’une vue externe, en prenant en compte des éléments, et du contexte. Néanmoins, le favoritisme n’est pas indispensable.

Le peuple, nous; on a l’habitude d’entendre une information sans la crypter; si la télévision nous parle d’une personne grâce (ou à cause) de termes péjoratifs, nous aurons directement l’impression que cette personne est celle qu’on prétend être.

Nous ne cherchons pas spécialement, le pourquoi du comment de ce geste. C’est surement ça qui déforme la réalité des choses.

Les médias ont souvent tendances à conditionner le monde. Donner l’illusion désirée (lorsque l’information est fausse, bien sûr).

Conclusion: Il ne faut pas spécialement se fier de l’avis des autres pour se convaincre d’une chose. Il est important d’observer une situation avec partialité.

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