Agriculture et alimentation : Un projet de loi qui divise

Par le 15 juin 2018

En discussion depuis le 22 mai, les députés de l’Assemblée Nationale ont finalement voté le projet de loi concernant l’agriculture et  l’alimentation le mercredi 30 mai. Ce projet de loi visait à rééquilibrer les relations entre la grande distribution et les agriculteurs, améliorer les modes de production, et favoriser l’accès à une alimentation plus saine.

Différentes mesures ont été prises. Tout d’abord, concernant les relations entre les grandes surfaces et le monde agricole, les prix seront désormais fixés sur les coûts de production. Les promotions seront, quant à elles, plus encadrées. L’étiquetage de certains aliments sera également renforcé, c’est-à-dire que ces aliments porteront des mentions telles que l’origine géographique, le mode de production ou encore l’utilisation de traitements.

En ce qui concerne l’environnement et l’alimentation, les cantines devraient passer à 50% de produits issus de l’agriculture biologique dès 2022. De plus, les députés ont fait passer un amendement interdisant l’installation de tout nouvel établissement d’élevage de poules pondeuses en cage.

Cependant le texte a provoqué de nombreux débats au sein de la population mais aussi de l’Assemblée Nationale. Pour cause, plusieurs promesses du président n’ont pas été tenues, de plus certaines propositions emblématiques n’ont finalement pas été adoptées. Notamment l’abandon de l’interdiction du glyphosate dans les 3 ans. L’obligation de la vidéosurveillance dans les abattoirs a aussi été rejetée, elle est néanmoins possible à titre expérimental et sur la base du volontariat. Par ailleurs, l’interdiction des pratiques brutales dans la production animale, comme le broyage de poussins mâles ou les castrations à vif, a également été rejetée. L’interdiction de traiter à proximité des habitations a été écartée. Concernant l’agro-alimentaire, l’encadrement publicitaire sur les produits trop gras, trop sucrés et trop salés à destination des enfants de moins de 16 ans, a finalement été abandonné. Tout comme l’obligation d’afficher l’étiquetage nutritionnel Nutri-score.

Logo du Nutri-score adopté le 31 octobre 2017

Maintenant, le projet de loi va devoir passer l’épreuve du Sénat afin d’être validé.

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